Tina Johnson : Lundi 24 Avril 2186

Mouah ah ah ah ah ah ah ! Je suis la reine de la nuit. Celle qui hante les replis obscurs de notre univers. C’est vrai ! Je suis la seule, ici. Telle une âme en peine, j’erre sans voir où je suis, ni où je vais. OUI, AMAR ! JE T’ENTENDS ! Je vais reprendre une dose de chocolat synthétique et faire des longueurs de natations. Ca me fera du bien. Mais ce que j’aime le plus c’est regarder les étoiles. Bon, je sais, ce n’est qu’un planétarium qui reproduit artificiellement les étoiles que je verrais si je voyageais en ligne droite. Mais, franchement, c’est beau ! Moi, ce que je préfère au chocolat synthétique c’est la bière. Une bonne binouze et je m’en vais en salle d’immersion avec un bon film, ou, mieux encore, le faux ciel du dehors… Je me plante le nez au ciel. Je me mouche dans les étoiles et je pisse comme il pleure sur les femmes infidèles…
Ah ah ! Amsterdam ! Comme disait ce bon vieux Jacques. J’y ai passé quelques temps quand même. Qu’est-ce que j’en ai mangé des harengs. Ah… Tiens ! Et si je faisais des Rollmops ? J’ai un aquarium de harengs. Je dois pouvoir faire du vinaigre. J’ai du sel. Tout ce qu’il me faut. Ces pauvres harengs… C’est marrant de les voir nager dans l’aquarium sens dessus-dessous ! L’aquarium est une sorte de cylindre avec des algues accrochées partout. Et les harengs nagent là-dedans sans trop savoir où est le haut ou le bas. Sauf quand je me pose. Alors là, la gravité revient et ils se remettent à l’endroit. C’était une bonne idée ces aquariums. J’en ai un de harengs, un de sardines, un avec des méduses et puis d’autres avec diverses sortes de planctons. Ils ne servent pas que de sources de protéines, mais c’est aussi un passe-temps fabuleux. Quand le vide spatial devient trop pesant, je m’installe au milieu de mes petits poissons et, telle une plongeuse, flottant entre deux eaux, je les regarde en silence, nager dans tous les sens, paisiblement. Ce qui est amusant c’est qu’ils se remettent tous à l’endroit avec l’apesanteur, sauf les méduses. Elles, elles nagent dans tous les sens, tout le temps ! Increvables, ces bêtes là… Ca bouffe n’importe quoi et ça grossit autant qu’elles peuvent, enfin, tant que je les transforme pas en barres protéinées. Oui, parce que la salade de méduses, on s’en lasse rapidement… Alors, je les transforme avec d’autres ingrédients, des levures, des parfums, en des barres qui ne sont pas mauvaises et, surtout, pratiques à manger en apesanteur. Bon, toutes ces causeries culinaires, ça me donne faim : je vais m’attaquer à mon projet de rollmops.

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par Damien Allemand

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