Dennis Jaïnoa : Mercredi 16 Aout 1933

La routine de la traversée de la jungle a repris. Ca peut paraître étrange de parler de routine pour une telle aventure. Pour moi, c’est mon métier. Cette jungle a beau être très différente de celle que j’ai pu connaître chez moi, ce sont toujours les mêmes principes : observer, réfléchir, anticiper le danger. Ca ne sert à rien d’être costaux si on ne sait pas repérer et identifier le danger. Le danger, qu’il soit végétal ou animal, qu’il vienne d’en haut ou d’en bas, on acquiert vite les réflexes dans les gestes et dans le regard. Repérer un de ces fruits murs susceptible de tomber et de vous éclater au visage, vous brûlant de sa substance acide.
Savoir se créer un endroit sécurisé pour le repos, consiste, ici, à localiser un ruisseau et l’utiliser pour se creuser une tranchée. Les animaux ne craignent pas le feu mais l’eau les dérange ! Ils peuvent s’arrêter pour boire, mais, éviteront de franchir une rivière ou un ruisseau s’il y a le moindre risque qu’il puisse être éclaboussé. Bien sûr on doit aussi veiller être à une distance suffisante de tout arbre possédant des fruits murs. Ensuite on peut se prendre une « nuit », si tant est qu’on puisse parler de nuit dans cet environnement sans aucun cycle circadien, en se relayant pour veiller. Ce soir, je prends la première veille.

par Damien Allemand

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