Tina Johnson : Vendredi 22 Septembre 2186

Quand je disais « Douceur. Colère. Colère. Chaleur. Bleu… », en fait, c’est un peu plus subtil que ça. Il y a une sorte de continuité entre les émotions exprimées. C’est comme des variations émotionnelles, des nuances, qui font, en quelques sortes, office de grammaire et de ponctuation. Si je me concentre bien, que je fais le vide, j’ai l’impression d’y trouver du sens. J’ai l’impression qu’ils me racontent qui ils sont, d’où ils viennent. Ils ont d’abord ressenti de la curiosité pour mon appareil, puis de la crainte quand j’ai quitté leur planète et enfin une sorte de réconfort dans cet arbre qui présente, selon eux, un esprit de paix.
Ils ressentent de la curiosité pour moi. Ils ne comprennent pas qui je suis ni ce que je suis. Ils ne semblent pas avoir peur de moi ni représenter une menace. Toutefois, je ne comprends pas comment et de quoi ils se nourrissent… Comme le disait Woody Allen, tant qu’on est mortel, on ne peut pas être totalement décontracté. Tant qu’on ne sait de quoi se nourrissent ses passagers clandestins, on ne peut pas l’être non plus !

par Damien Allemand

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